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Handicap vu par Jean-Pierre Raffarin
envoyé par Leblogdemarilyne

Le script:
Frédéric: bonsoir
Jean-Pierre Raffarin: Bonsoir
Frédéric: Je m'appelle Frédéric Bouscarle, j'ai une voix qui est déformée parce que je suis malentendant, appareillé des deux oreilles. Dans un premier temps, je tenais à vous remercier par rapport à ce que vous avez fait pendant que vous étiez au gouvernement. Chose qu'à fait la gauche moins bien, plutôt on va dire que de donner des allocations aux personnes handicapées, de ne pas leur donner un espoir, et bien vous, vous nous avez donné du travail. Donc déjà je tenais à vous remercier par rapport à ça. J'avais deux questions à vous poser, concernant le gouvernement, tout ce qui va être fait par rapport aux personnes handicapées. Quels sont vos projets d'évolution, car il y en a toujours. Il ne faut pas s'arrêter à ce qui a déjà été fait, mais continuer à faire évoluer les choses. Et aussi, ma question porte sur l'accessibilité aux personnes malvoyantes ou malentendantes, concernant la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, et après concernant les prochaines élections, notamment législatives. En sachant qu'actuellement en France, il y a 3 millions de sourds + toutes les autres personnes handicapées que nous avons.
(Applaudissements dans la salle )
Jean-Pierre Raffarin:Vous avez fait référence à l'action de mon gouvernement sur ces sujets. Notamment, je voudrais rendre hommage à quelqu'un dont on ne parle pas souvent qui est Marianne Monchamps. Qui a été ministre chargée des personnes handicapées. Et s'il y a un résultat dont je suis fier, c'est de voir que 160 000 enfants handicapés ont étés à la dernière rentrée scolaire dans le système éducatif, avec les autres enfants, avec une capacité d'accueil renforcée pour qu'ils aient l'accès à l'école dans des conditions positives, et je dirais comme les autres enfants. Et donc, sur ce point, c'est un élément clé du traitement de ce dossier difficile. Je dois dire qu'il y a sur ces questions là, des difficultés très complexes, parce que, je suis rentrée souvent en dedans de ce dossier. Il y a tout ce que nous pouvons faire sur un certain nombre de handicaps déjà connus puis il y a ce que nous devons faire aussi pour un certain nombre de handicaps qui sont mal maîtrisés jusqu'à présent, par exemple voir que nous avons les maladies rares, le handicap rare, devenir une préoccupation. Le week-end dernier, sur le handicap rare, pour que l'on obtienne le même statut, mais au fond il y a pas mal de difficultés parce que ce sont des sujets financiers très importants. Parce que en fait c'est la création d'établissements adaptés à ce type de handicap. Donc, moi je pense que ce qu'il faut avoir comme règle, c'est la règle qui a été mise dans d'autres lois, sur le droit à compensation. Au fond, c'est la base de départ dans une société, où il faut faire en sorte que l'on puisse assumer ce droit à compensation et financer ce droit à compensation. Donc je pense que la règle elle est là, quelque soit le type de handicap. Ensuite, il y a bien entendu les questions de financement. Vous savez que l'on a crée la caisse nationale pour l'autonomie, et c'est ça qui a permis de récolter 9 milliards d'euros pour d'un côté les personnes âgées et de l'autre côté les personnes handicapées. On se rend compte que ce n'était pas suffisant et qu'il faudra développer d'avantage ce que Nicolas Sarkozy appelle dans son projet le 5ème risque, qui est au fond la dépendance. Et donc c'est ce financement de la dépendance pour les personnes handicapées qui est aujourd'hui un sujet majeur et qui rejoint là notre philosophie générale: c'est par le travail que l'on peut financer l'action sociale. Donc on ne peut pas aujourd'hui promettre à des personnes qui ont besoin de voir reconnu le droit à compensation si l'on est pas capable de trouver par cette CNSA, la capacité à financer la compensation qui veut dire aussi pour un grand nombre de personnes  les établissements spécialisés. Donc, moi je pense que nous avons fait cet effort. Qui est un effort à peu près de 2 milliards par an, qu'il faudra compléter et à nouveau aller plus loin. Et si on travaille plus comme nous le souhaitons, s'il y a plus de français au travail, on pourra dégager plus de moyens.